Publié dans Editorial

Une éclaircie ! 

Publié le jeudi, 10 août 2023

Tout n’est pas sombre ni morose ! Tout n’est pas non plus au beau fixe ! A en croire à la dernière note de conjoncture économique publiée par la Banky foiben’ Madagasikara (BFM), lire Banque centrale de Madagasikara, le pays a enregistré une amélioration de la situation en dépit d’une certaine fébrilité. Une perspective de croissance des activités, des exportations et de la stabilité, selon la BFM, se dessine. Les efforts de mise en place des cadres légaux de travail commencent à porter leurs fruits.

La Grande île, dotée de zones côtières procurant d’un immense espace maritime, peut se prévaloir de grandes richesses du fond marin. Une économie bleue qui ne demande qu’à être exploitée judicieusement. Les récents rapports du département de la Pêche et des Ressources halieutiques font état d’une augmentation significative de la production en fruits de mer, favorisant  par des apports palpables l’assise de l’économie nationale. Les nouveaux responsables au niveau du MPRH se sont fixé un objectif d’assainir le secteur de la pêche et des ressources halieutiques de manière à ce que ce domaine prometteur puisse rendre service à l’économie du pays. Ils sont en phase de gagner leur pari.

Le code minier, nouvellement adopté, porte haut son ambition de contribuer, enfin, à consolider l’économie. Madagasikara qui, comme on le sait regorge de richesses du sous-sol, n’a jamais pu bénéficier de ces immenses richesses, compte désormais mettre de l’ordre dans ce secteur miné par l’anarchie. Les nouveaux dirigeants de ce département-clé, le ministère des Mines et des Ressources stratégiques, affichent leur ferme résolution à stopper net l’hémorragie qui fait la « triste » célébrité de ce secteur … stratégique. De toute manière, les trafics illicites de nos ressources minières doivent cesser sans délai ! C’est inconcevable de concéder que Madagasikara, un pays riche en sous-sol, végète dans une moribonde économie.

Les incontestables prestations du département de l’Industrie, du Commerce et de la Consommation (MICC) visant à consolider les bases des cadres de travail au sein de ce grand ministère portent à croire à des progrès tangibles. Les installations des unités de production répondant aux besoins de la population, à la base, à travers le projet ODOF (One District, One Factory) ne peuvent que porter des fruits positifs renforçant la relance de l’économie nationale. La mise en place d’un code des  investissements dont l’unique objectif consiste à faciliter sinon à encourager les investisseurs à s’implanter dans le pays. Un atout considérable pour booster le décollage industriel, en particulier, de l’économie nationale en général. Encore dans le domaine des activités du MICC, il faut relever  la signature d’un pacte de partenariat entre l’Etat et le secteur privé. Tous les grands secteurs d’activités du pays ont manifesté leur enthousiasme. C’est une dynamique nécessaire pour lancer le pays dans les orbites du développement.

Les partenariats bilatéraux et multilatéraux font valoir leur pertinence afin de « sauver » le pays. Un exemple suffit à corroborer le constat. Le projet IFNA financé par le Japon apporte des résultats sensibles. Le taux de malnutrition chronique touchant la Région d’Amoron’i Mania  a nettement diminué de 49% à 43,6%. Un exemple encourageant !

Il ne s’agit pas encore d’un grand exploit mais c’est une éclaircie qui doit nous inciter à aller de l’avant.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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